2 et 3 décembre 1907 : Belfort la valeureuse

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L’appartement de mon frère à Belfort. Avec vue sur la rivière « La Savoureuse » !

Visite chez mon frère à Belfort.

Belfort la courageuse, Belfort la valeureuse. 103 jours de siège pendant la guerre contre la Prusse, 103 jours de résistance acharnée du Colonel Pierre Denfert-Rochereau, de la garnison et des habitants.

A la fin de la guerre, après deux ans et demi d’occupation allemande, Belfort est le seul arrondissement du Haut Rhin qui est retourné au territoire national. Signe de reconnaissance des gouvernements allemands et français pour ce comportement exemplaire d’une population patriote avant tout.

De nombreux Alsaciens ont quitté leur région d’origine pour cette ville qui vient de se reconstruire. Ils amènent avec eux leur savoir faire industriel et leur passion pour des produits de qualité.

Mon frère est marié à l’une des filles d’Edouard Meny, le maire de la ville de 1855 à 1872. Dans cette famille, on conserve pieusement le souvenir de ce moment important de l’histoire locale, qui fait notre fierté nationale.

Je vous propose cette promenade le long des bâtiments et monuments belfortains de ce début de siècle ou plus anciens.

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 Le colonel Denfert-Rochereau

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Le marché Fréry

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Le Lion de Belfort de Bartholdi

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1er décembre 1907 : Métro et rêve de gosse

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Le chemin de fer métropolitain en construction

J’ai parfois des joies de gosse.

Je rêve de monter dans le métro qui passe, pour le première fois cette année,  sous la Seine, à Châtelet.

Etre dans un wagon, sous terre, avec des tonnes d’eau au dessus de la tête ! Un gamin, je vous dis.

En attendant, l’oeuvre de notre Fulgence Bienvenüe, ce populaire polytechnicien, père du chemin de fer souterrain, se révèle très utile.

Les conditions de circulation en surface n’ont jamais été aussi mauvaises. Je pensais que les élus de la Ville ou l’Etat se renverraient la balle indéfiniment pour savoir qui ferait « quoi » et « comment » par rapport à ces pertes de temps qui exaspèrent les parisiens.

Les projets de métro se sont succédés tout au long de la fin du siècle dernier :

– Il y avait les tenants du « tout souterrain » et ceux qui se battaient pour des voies en surface. Les arguments de santé publique, de sécurité voire d’esthétique, appuyaient chacune des deux thèses ;

– les uns voulaient relier les gares, les autres préféraient des arrêts fréquents.

Au bout d’un moment, tout ce petit monde a fini par se mettre d’accord. Il fallait bien exposer une réalisation pour l’Exposition universelle de 1900.

La France avait un peu de retard et d’autres grandes villes étaient passées avant Paris : Londres, Budapest, New York…

Mais, cela vaut la peine d’avoir attendu. Notre métro est neuf, tout électrifié.

Les voyageurs s’y pressent par centaines de milliers.

Et 1907 arrive. Le métro passe sous la Seine. Prouesse technique saluée par la presse.

L’homme qui n’a plus de bras gauche, M. Bienvenüe, peut être fier de son ouvrage.

La Compagnie du Chemin de Fer Métropolitain de Paris devient progressivement un symbole de notre capitale, au même titre que la Tour de M. Eiffel.

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