24 janvier 1908 : Je me fâche avec un fou d’aéroplanes

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Un essai de vol d’Henry Farman

Dès le début, j’ai vu que c’était un « casse pieds ». Nous surnommons ainsi les nombreux personnages qui essaient de se faufiler au plus près du ministre Clemenceau pour lui soutirer un conseil, des recommandations, des crédits ou un appui lors d’un vote à la Chambre.

G. Clemenceau n’a guère de temps pour répondre à ces multiples sollicitations et charge ses collaborateurs proches – cela tombe souvent sur moi, je trouve – de recevoir chacun avec les honneurs dus à son rang.

Cet après-midi, à peine revenu de Bruxelles, je pensais avoir une fin de journée studieuse, sans rendez-vous. Ma secrétaire, navrée de me décevoir, m’a dit qu’un homme très poli attendait dans l’entrée du ministère, patient, prêt à m’expliquer sa venue en cent mots ou en trois heures, suivant le temps dont je disposais.

Son nom m’a intrigué : Henry Deutsch de la Meurthe. A quoi pouvait-il ressembler avec un nom pareil ?

Henry Deutsch de la Meurthe.jpg H.Deutsch de la Meurthe

En fait, j’avais affaire à un passionné de machines volantes. Riche industriel (son père a commencé dans les huiles végétales et a agrandi sa fortune avec le raffinage du pétrole), il soutient actuellement, financièrement, toutes les initiatives pour faire quitter le sol à des appareils plus lourds que l’air.

Il me parle de Henry Farman qui a fait décoller son aéroplane sur un kilomètre, à Issy les Moulinaux, il y a une dizaine de jours.

 » – Il faut que vous preniez contact avec ce Farman avant qu’il aille proposer ses services ailleurs qu’en France

-G. Clemenceau est effectivement très intéressé par le progrès technique, surtout s’il peut avoir une application militaire. Nous pourrions envisager une … décoration pour ce Monsieur Farman.

– Vous plaisantez, j’espère. Les champions d’automobiles (que je soutiens aussi) et les pilotes de machines volantes sont tous des aventuriers, des casse-cou, qui se moquent de vos breloques.

– Mais que voulez-vous ? de l’argent ?

– La conception des appareils -souvent des modèles uniques – réalisés par Gabriel Voisin, revient fort cher. il faudrait que l’armée ou un autre ministère puisse prendre le relais.

– Vous imaginez la tête des parlementaires si on leur propose de financer dans le cadre du budget de la France, des machines volantes qui décollent une fois de temps en temps ?  »

Argument massue, à la limite de la mauvaise foi (le budget comprend d’autres postes de dépenses moins respectables que les expériences de M. Farman).

Mon interlocuteur me regarde peiné, navré. Je sens qu’il va « décoller » de mon bureau plus vite que prévu.

Nous nous serrons la main. Il me glisse cette dernière phrase, assassine :

 » M. Farman va partir dans quelques mois aux Etats-Unis; là-bas, les ronds de cuir croient aux machines volantes et sont prêts à sortir quelques milliers de dollars pour que les prochaines expériences de vol se déroulent sur leur territoire.

Savez-vous comment on voit le sol, vu d’un appareil « Voisin » ?

(je ne sais quoi répondre)

En tout petit ! …Et les fonctionnaires, comme vous ? Ils deviennent des fourmis insignifiantes ! »

28 décembre 1907 : Méliès tue le Jules Verne de notre enfance !

MeliesGeorges.jpg Georges Méliès

Projection privée, hier soir, dans le pavillon de Montreuil de Georges Méliès. Une fois de plus, mon chef, invité initialement, m’a proposé de le « représenter » .  » Vous qui aimez les arts et les lettres … allez-y à ma place, tout ceci m’ennuie mortellement « .

Je ne me suis pas fait prier. M. Méliès fait parti de ces types très imaginatifs qui donnent, progressivement, au cinématographe, un lustre qu’il n’avait pas il y a seulement cinq ans.

Le film projeté, réalisé cette année, s’intitulait  » Deux Cent Milles sous les Mers ou le Cauchemard du Pêcheur  » -très- librement inspiré des « Vingt Milles Lieues sous les Mers » du Jules Verne de notre enfance.

Pendant les vingt minutes que durait l’oeuvre, M. Méliès nous a encore montré ses talents d’illusionniste. Avec peu de moyens, il a inventé des  » trucs  » pour simuler une plongée de l’engin sous-marin dans l’eau profonde. Avec des coloriages directement sur la pellicule, des décors peints à la main et des trompe-l’oeil, il a réussi à reconstituer des décors marins avec des poissons qui paraissent presque vivants.

Une petite musique enjouée était diffusée pendant la projection et les spectateurs se réjouissaient … sauf moi.

G. Mélies m’a volé le Capitaine Nemo de mon enfance et le Nautilus de mes rêves ! Son film, certes plaisant, vient imposer à mon imagination une certaine façon de voire l’oeuvre initiale de Jules Verne.

Les vingt minutes de projection transforment l’aventure fantastique de Pierre Arronax en anecdote, en numéro de magicien de foire. La durée du roman qui, elle, laisse s’installer le mystère du Capitaine Nemo (dont on sait peu de choses) est gommée dans l’oeuvre de Méliès.

Les illustrations favorisant le clair-obscur, de l’édition Hetzel du livre de J. Verne, ont enflammé les imaginations de milliers d’enfants. Elles doivent laisser la place à des visages d’individus de tous les jours et des décors en carton.

Au bout de dix minutes, n’y tenant plus, j’ai fermé les yeux. Je me suis remis dans les mêmes dispositions que celles qui m’habitaient lorsque je lisais J. Verne.

J’ai retrouvé en un instant ce sentiment de liberté défendu jalousement par Nemo. J’ai alors tenté à nouveau de percer, un à un, les mystères de la création du Nautilus. Je me suis rappelé toutes les prouesses technologiques  – vive la fée électricité !- qui permettaient le voyage au fond de l’océan. Il m’a semblé, à ce moment où mon imagination vagabondait, que l’odeur chaude du bois et du cuir des salons luxueux et douillets du submersible, prison dorée du héros, me parvenait à nouveau.

Quand la lumière est revenue, mon rêve a pris fin.

J’ai pris rapidement congé de mes hôtes pour rejoindre, pour de vrai cette fois, l’univers du beau livre rouge qui trône maintenant dans la bibliothèque de mon fils.

J’ai lu toute la nuit. Quand, au petit matin, j’ai posé l’ouvrage, arrivé à la dernière page, il m’a semblé que je me sentais plus jeune, plus frais. Cette plongée en eau profonde avait été un bain de jouvence.

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Illustration de l’édition originale de Hetzel de « 20 000 Lieues sous les Mers » par Alphonse de Neuville et Edouard Riou : Le Capitaine Nemo face au calmar géant.

24 décembre 1907 : Retour à Paris en Orient Express

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Retour vers Paris en train. Plus de 12 heures dans les wagons de l’Orient Express. Dans une ambiance de luxe, servi par un personnel empressé, on se laisse aller à la rêverie ou l’on échange quelques mots courtois avec ses voisins, rentiers, aristocrates, riches hommes d’affaire pour la plupart.

Ce siècle qui commence s’annonce comme révolutionnaire au niveau des transports. Transatlantiques de plus en plus rapides, appareils volants à l’essai, automobiles … on peut maintenant profiter de ce train transfrontalier, bénéficiant de la technologie « Pullman ».

Il traverse toute l’Europe, de Paris (gare de l’Est) à Constantinople, en passant par Strasbourg, Munich, Vienne, Budapest et Bucarest.

Restaurant de l’Orient Express à sa création en 1883

Ce train est le résultat du dynamisme d’industriels audacieux.

George Pullman, d’abord. Cet Américain invente la technologie du wagon de nuit fiable, silencieux, confortable… et cher. Patron paternaliste, il diffuse son invention dans tous les Etats-Unis en insistant sur le sens du service à bord : ses trains américains emploient des familles d’esclaves affranchis après la guerre de Sécession !

Georges Nagelmackers ensuite. Industriel belge créatif. Il importe la technologie Pullman sur le continent européen. Il transpose en l’améliorant encore, cette idée de « service à bord parfait » qui fait la réputation de l’Orient Express.

Il crée cette puissante « Compagnie des Wagons Lits » qui possède l’Orient Express. Et grâce à ce riche capitaliste, les fonctionnaires, commerçants et industriels peuvent se rendre enfin d’un pays à l’autre, à travers toute l’Europe, dans de bonnes conditions de confort et dans un temps record.

Mon arrivée à la Gare de l’Est me donne l’occasion de monter dans un tramway à vapeur qui sera, je l’espère, bientôt remplacé par un tramway électrique moins bruyant et rejetant moins de saletés !

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Tramways à « air comprimé » desservant la gare de l’Est.

Il me reste quelques heures pour préparer mon rapport pour G. Clemenceau qui va me bombarder de questions sur Vienne, l’Empereur, mes impressions sur l’administration autrichienne…

Cela laisse peu de temps pour retrouver et passer un moment avec mon épouse qui était impatiente que je revienne et mes enfants, fascinés par cet extraordinaire voyage que vient de faire leur père.

1er décembre 1907 : Métro et rêve de gosse

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Le chemin de fer métropolitain en construction

J’ai parfois des joies de gosse.

Je rêve de monter dans le métro qui passe, pour le première fois cette année,  sous la Seine, à Châtelet.

Etre dans un wagon, sous terre, avec des tonnes d’eau au dessus de la tête ! Un gamin, je vous dis.

En attendant, l’oeuvre de notre Fulgence Bienvenüe, ce populaire polytechnicien, père du chemin de fer souterrain, se révèle très utile.

Les conditions de circulation en surface n’ont jamais été aussi mauvaises. Je pensais que les élus de la Ville ou l’Etat se renverraient la balle indéfiniment pour savoir qui ferait « quoi » et « comment » par rapport à ces pertes de temps qui exaspèrent les parisiens.

Les projets de métro se sont succédés tout au long de la fin du siècle dernier :

– Il y avait les tenants du « tout souterrain » et ceux qui se battaient pour des voies en surface. Les arguments de santé publique, de sécurité voire d’esthétique, appuyaient chacune des deux thèses ;

– les uns voulaient relier les gares, les autres préféraient des arrêts fréquents.

Au bout d’un moment, tout ce petit monde a fini par se mettre d’accord. Il fallait bien exposer une réalisation pour l’Exposition universelle de 1900.

La France avait un peu de retard et d’autres grandes villes étaient passées avant Paris : Londres, Budapest, New York…

Mais, cela vaut la peine d’avoir attendu. Notre métro est neuf, tout électrifié.

Les voyageurs s’y pressent par centaines de milliers.

Et 1907 arrive. Le métro passe sous la Seine. Prouesse technique saluée par la presse.

L’homme qui n’a plus de bras gauche, M. Bienvenüe, peut être fier de son ouvrage.

La Compagnie du Chemin de Fer Métropolitain de Paris devient progressivement un symbole de notre capitale, au même titre que la Tour de M. Eiffel.

29 novembre 1907 : Zeppelin et la puissante Allemagne

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Le premier vol d’un Zeppelin, en 1900, est suivi par de nombreux succès à partir de 1907

Nouvelle preuve de la puissance de notre voisin.

Les dirigeables et autres appareils volants plus légers que l’air commencent à faire leur preuve grâce à la persévérance du comte Ferdinand von Zeppelin.

Ce général et ingénieur construit des appareils massifs, solides qui pourront sans doute un jour transporter des passagers civils… ou militaires.

C’est sur ce dernier point que notre pays devrait rester vigilant.

Grâce aux frères Tissandier, nous avions su construire le premier dirigeable – « La France »  –  capable de revenir à son point de départ. C’était il y a plus de vingt ans.

Plus récemment, Alberto Santos Dumont a réussi un aller-retour entre Saint Cloud et la Tour Eiffel.

Pour autant, ces initiatives qui déclenchent un accueil enthousiaste du grand public, ne sont pas soutenues comme il le faudrait par l’Etat et notamment l’armée.

Connaissant un peu M. Santos Dumont, je sais que cela serait terrible pour lui que ses inventions (il construit maintenant des aéroplanes biplans plus lourds que l’air) soient reprises dans un cadre militaire et puisse devenir des appareils de destruction.

Pour autant, notre pays ne doit pas se laisser distancer par l’Allemagne.

Avec les Zeppelin, nous avons un concentré du savoir-faire germanique. Le Comte a une fortune personnelle qui lui permet de conduire ses recherches. Le grand public aide à financer par la mise en place…d’une loterie.

L’armée allemande, dont le comte a été l’un des officiers supérieurs, est attentive aux progrès enregistrés et envisage d’acheter les premiers modèles industriels.

Lorsque nous voyons ces Zeppelin, énormes masses, avancer dans le ciel, nous ne pouvons qu’être impressionnés.

Ne laissons pas les Allemands progresser seuls…

25 octobre 1907: Le Lusitania obtient le Ruban Bleu

 

Les paquebots représentent un paradoxe. Ils sont de plus en plus rapides et pourtant, le temps s’y écoule toujours aussi lentement lorsque l’on est à bord.

Traverser l’Atlantique reste long: Une semaine environ. Les aménagements des bateaux se calquent progressivement sur celui des grands hôtels et les passagers peuvent se distraire plus facilement qu’il y a vingt ans. Il y a des salons de lecture, une salle de bal, une bibliothèque, des lieux pour écrire sa correspondance, des bar à l’américaine et jardins d’hiver…

En ce mois d’octobre, les anglais viennent de ravir le Ruban bleu (record de traversée de l’Atlantique) aux allemands qui le détenaient depuis plus de dix ans.

Le Lusitania s’élance sur les flots avec des pointes qui peuvent dépasser 45 km/h.

J’espère un jour aller en Amérique dans l’une de ses premières classes huppées, lors d’un voyage professionnel (avec mes propres moyens, cela serait hors de portée).

On m’explique qu’il faut retenir sa place dans la luxueuse salle à manger, non loin de la table du commandant, plusieurs mois avant le départ!

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15 octobre 1907: Il faut que je lise BERGSON!

 Henri Bergson

Certains collègues ou chefs ne cessent de me parler de ce professeur au collège de France qu’est Henri Bergson.

Son livre le plus récent, « L’Evolution Créatrice », a fait grand bruit dans le petit monde de ceux qui s’intéressent à la philosophie.

Dans un langage clair, il donne des armes à ceux qui se plaignent d’une époque où seule la science, le progrès technique comptent. Il explique que notre esprit n’est pas que matière mais aussi et surtout « élan vital ». Nos actes, notre personnalité ne sont pas le produit d’un déterminisme qui nous échappe mais d’une conscience et d’une liberté créatrice qui nous appartient.

Les scientifiques purs se trompent aussi en jugeant que des données comme le « temps » sont mesurables et uniformes. Chacun sait pourtant que l’impression de durée varie plus ou moins longuement en fonction de la joie ou de l’ennui que nous pouvons ressentir pendant l’instant que nous cherchons à mesurer. Il y une durée psychologique qui est celle que ma conscience éprouve. Cette durée, les savants sont impuissants à la mesurer..alors que chaque être humain peut la ressentir, la vivre.

La science a donc clairement des limites.

Ceux qui ont rencontré le professeur reviennent fascinés par son intelligence lumineuse, sa façon de parler littéraire et précise. Dans une France où l’on peine à voir Dieu autrement que comme une « tradition », il évoque les saints et les héros qui inventent des valeurs nouvelles, dans un amour des autres sans limites.

Dans ce monde de souffrance (le monde ouvrier…), de progrès technique qui ne profite pas à tous; dans ce monde menacé par la guerre…tout cela est rafraîchissant.

21 octobre 1907 : Libérez-nous du Paris de M. HAUSSMANN!

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Le célèbre Préfet Haussmann a certes permis l’éclosion d’un Paris plus aéré, avec des rues et des avenues dégagées. Les vieilles maisons insalubres ont été détruites au profit d’immeubles robustes avec des appartements plus habitables.

Mais le résultat esthétique n’est pas toujours à la hauteur. Les façades se ressemblent toutes, l’ennui guette l’observateur de ces nouveaux ensembles sans âmes, faits pour la spéculation immobilière mais éloignant les architectes originaux.

Au début de ce nouveau vingtième siècle, la tendance commence heureusement à s’inverser.

La Ville de Paris, imitant en cela la capitale belge, a lancé le « concours des façades » depuis 1898. Elle incite à plus de recherche, plus d’originalité de la part des promoteurs et architectes.

Le progrès technique favorise aussi l’émergence de nouveaux bâtiments étonnants. Par exemple, l’ascenceur se généralise et les étages du haut ne sont plus réservés au plus pauvres.

En outre, un décret de 1902 libère les inventions pour les parties hautes des immeubles.

Les résultats de ces efforts convergents ne se font pas attendre et j’ai pu observer de forts belles constructions dans le 16ème arrondissement.

Je vous livre un exemple observé avenue Victor Hugo. L’architecte Charles Plumet nous propose un Art nouveau inspiré – très librement – du Gothique.

Nous allons rechercher un nouvel appartement dans un immeuble de ce style…peut-être celui-là? J’ai commencé ce jour à discuter avec le concierge pour savoir ce qui pouvait se libérer.

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11 octobre 1907: Voler, enfin, grâce à Mrs. ADER et BLERIOT!

 L’Avion III de Clément Ader

Les services du ministère se renseignent actuellement sur les essais de vols de machines plus lourdes que l’air.

Le ministre a eu vent des essais de Clément Ader: L’armée a demandé à cet ingénieur génial de fabriquer des engins propulsés par des moteurs à vapeur.

Il semble que les appareils construits réussissent à décoller sur quelques mètres.

Le ministère de la Guerre qui a soutenu les premiers essais semblent maintenant se désintéresser du sujet. Ceci est regrettable, pense mon ministre. En effet, il ne faudrait pas que les allemands disposent un jour d’un appareil qui permettrait de survoler notre territoire et nos armées…sans que nous soyons en mesure de riposter.

M. Ader n’a pas l’autorisation de nous donner des informations sur ses travaux, couverts par le secret militaire. Même les interpellations répétées de mon ministre, Président du Conseil, à son collègue de la Guerre, se heurtent à des réponses vagues.L’Etat major s’enferme aussi dans le mutisme.

En attendant d’en savoir plus, nous suivons discrètement (nous avons des informateurs partout) les progrès de Louis Blériot.

Son appareil équipé d’un moteur à cylindre, actionnant une hélice à quatre pales, semble promis à un bel avenir. Lui aussi décolle sur une petite distance.

Tout cela fait rêver. Un jour, nous prendrons tous  » les plus lourds que l’air » pour nous rendre où nous voulons, comme des oiseaux.

En attendant, ces machines méritent de vrais perfectionnements… pour cesser d’être des cercueils volants.

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