27 décembre 1918 : Peut-on se relever si fatigué ?

Je reviens vers ce journal.

Cette guerre monstrueuse est enfin terminée. Ma plus grande joie est que mon fils aîné Nicolas n’a pas été tué, ni même blessé. Il veut continuer à être pilote sur des aéroplanes qui se perfectionnent de plus en plus. Un destin –  que j’espère fabuleux – s’ouvre à lui, dans les airs qu’il aime tant.

Le reste de ma famille a souffert de mes nombreuses absences et se réjouit que nous soyons maintenant tous ensemble réunis. Nous avons quitté Paris pour Versailles, plus calme.

Professionnellement, il va falloir travailler à relever notre France meurtrie par ces quatre années de combats aussi violents qu’interminables. Un pays heureux d’être vainqueur mais épuisé. Les rues sont remplies de soldats démobilisés et souvent dans un triste état : estropiés, gueules cassées, malades du corps ou de la tête… Il ne sera pas évident de trouver des ouvriers et des paysans en pleine forme pour agir !

Le discours officiel se résume à cette phrase : « l’Allemagne paiera ». A voir…

Mon fils vient de rencontrer Pierre-Georges Latécoère : grand patron du monde de l’aéronautique, il propose à Nicolas de travailler avec lui pour ouvrir des lignes aériennes civiles

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